31 août 07
CHILDREN OF MEN
Vous pouvez arrêter de chercher, le prix de la mise en scène TOUT confondu va à Alfonso Cuaron. Si vous n'avez pas encore vu ce chef-d'oeuvre, vous avez de la chance, car il vous reste à le découvrir.
Génial de bout en bout. Des acteurs magnifiques, un scénario palpitant, une vision déprimante de notre société à venir (à coup de Sarkozy, ça va pas être long...), aucune concession à rien de superflu, une espèce de Brazil sans la poésie foutraque, et encore une fois, un sens de la mise en scène qui vous laisse à genoux. Attention, toutefois, et surtout si l'attitude de notre gouvernement à l'égard des sans-papiers vous révolte: Children Of Men est très, très, très démoralisant...
ED
10 août 07
THE OMEN
Pour bien apprécier ce truc, mieux vaut être catholique. Si vous êtes plutôt athée, la Malédiction et l'Antéchrist, ça risque de vous faire doucement marrer. Ceci dit, les comédiens du film sont convainquants...
Les Thorn ont adopté un gamin, mon vieux, tu voudrais même pas prendre le bus avec lui. Pas causant, sinon franchement autiste, avec une vraie aversion pour les églises. La mère tombe de haut quand elle s'en rend compte (du troisième étage, et ça fait mal). Le père, toujours occupé à courir le monde, finit par déterrer quelque part un cadavre de femme-chacal (fun) avant d'accepter la dure réalité: son mioche est un vrai petit démon ! Mia Farrow joue avec une masse, David Thewlis perd la tête, et tout ça n'est pourtant pas trop mal mis en scène par John Moore. Simplement, what's the point, comme disent nos amis impérialistes américains ?
ED
Ps: j'ai pas vu l'original, et je vais pas y aller, je crois...
08 août 07
PAYBACK
Le pied. La classe. Brian Helgeland devrait adapter tout Mickey Spillane, il ne nous resterait plus qu'à mourir de plaisir.

(Je vous l'accorde, cette photo ne casse pas des barreaux de chaises)
Devant les premières images, on se dit qu'Eastwood aurait dû jouer le rôle de Porter. Mais on se ravise illico. Eastwood est trop grand. Alors que Mel Gibson, vaguement râblé, est parfait. La folie trash en moins, on se dit ensuite que Payback est la meilleure adaptation du Sin City de Frank Miller, loin devant le "film" de Rodriguez-la-merguez. Attention, Payback n'est pas l'adaptation de Sin City. Mais c'est tout ce que Rodriguez n'aura jamais le talent de faire.
Hard boiled, dur à cuire. Et rien d'autre. À un moment dans le film, on entend quelques secondes du It's a man's world de James Brown. Ca n'empêche pas trois drôlesses belles à se damner, de tourner autour de Porter. Dans l'ordre d'apparition:
Deborah Kara Unger, qui finit overdosée:
Lucy Liu, en chienne sado-masochiste stylée cuir:
Maria Bello, qui joue la belle de la bête:
Porter se fait éclater les orteils à coup de marteau, mais il règle leur compte aux salauds et part avec la blonde, à la fin. À peu près comme dans les bouquins de Mickey Spillane.
ps: je vous ai parlé de William Devane et de Kris Kristofferson ? Ils ont des petits rôles, et ils sont parfaits, comme toujours.
ED
300
La bd au cinéma, c'est bizarre. Je me rappelle avoir vu, quand j'étais gamin, une aventure de Lucky Luke, DAISY TOWN, au cinéma. C'était bizarre.
Une autre fois, j'avais vu Tintin et les Oranges Bleues, mais ça compte pas vraiment, parce qu'au départ, ce n'est pas une bd (non ?). Sin City, c'est bizarre, aussi. Et pourtant, j'adore les bandes de Frank Miller, tout comme celles d'Alan Moore. J'ai vu From Hell, c'est une honte. J'ai refusé de voir l'adaptation de V pour Vendetta parce que je porte la bd aux nues. Il paraît que Zack Snyder, après 300, va s'attaquer au chef d'oeuvre The Watchmen. J'ai arrêté 300 après une heure de film. Et bien sympa, encore, d'avoir tenu jusque là.
ED
02 août 07
SHERI FOR EVER
Ok, j'en remets une couche avec Sheri Moon Zombie mais que voulez-vous ? Elle joue une louve-garou nazi dans une fausse bande-annonce réalisée par son mari. Le faux film s'appelle Werewolf Women of the SS. Ce doit être Noël, aujourd'hui, tous nos désirs sont réalisés ! Ce truc passe comme entracte entre les deux films de The GrindHouse (Tarantino le chorizo/Rodriguez la merguez), aux États-Unis. Le verra-t-on en France ?
THE DEVIL'S REJECTS
Rob Zombie écrit et réalise le Bonny And Clyde des années 2000, et si vous pensez que ce n'est qu'une formule, relisez quelques trucs sur Bonny And Clyde (dans ce bouquin, par exemple).
Le shériff John Wydell est bien décidé à venger son frère en mettant la main pour les dépecer vivants sur la petite famille du Captain Spaulding. Le Mal est de chaque côté, et malheur à ceux qui croisent la route des rebuts du Diable !
Voilà pour le pitch, comme on dit. La mise en scène est à cent coudées de celle de House Of Thousand Corpses, les comédiens sont parfaits, la musique est meilleure que dans un Tarantino, et au détour d'un ralenti qui se fige, on peut penser sans vrai complexe à The Wild Bunch (allez, un petit effort, vous trouverez bien le réal sans que je vous aide). Ce qui est chouette chez Rob Zombie, c'est qu'on va au bout des choses, sans s'imaginer qu'il peut en être autrement. Et le bout des choses, c'est la mort. Et puis, en fin de compte, pourquoi en vouloir à Baby, Otis, Spaulding, de consommer de la mort comme d'autres un hamburger, dans un pays et une société ou CONSOMMER est pratiquement la seule condition à la citoyenneté ? Que font les dirigeants U.S et leurs élites, via la guerre d'Irak et les barils de pétrole, sinon consommer eux aussi de la chair fraiche ?
ED
ps: je me recommande Amityville, l'original. Dès réception, on s'en reparle.










