15 sept. 07
ANGEL HEART
Revu le film d'Alan Parker. Une pulsion, qu'il m'a fallu assouvir. J'avais lu le livre, il y a très longtemps, super polar, Le Sabbat dans Central Park... Une chouette histoire, et de vrais souvenirs de gosse puisque c'est le premier film "interdit aux moins de 13 ans" que j'ai pu voir au cinoche en trichant sur mon âge...

(pour rigoler, je vous mets une affiche asiatique)
La musique de Trevor Jones a vieilli, et Mickey Rourke est un bon acteur. Comme à chaque fois, je ne comprends pas tout à fait l'explication finale, mais elle fait quand même froid dans le dos. Et puis, l'essentiel n'est pas là. Dans le film, Harry Angel, le privé, a une sainte horreur des poulets. L'essentiel est dans la manière qu'à De Niro de contempler Rourke comme on contemple un poulet à qui on vient de couper la tête et qui court sans raison en se vidant de son sang. D'ailleurs, le film pourrait tenir en trois-quatre plans, un champ et son contre-champ, Rourke qui regarde De Niro peler un œuf, De Niro qui lui explique que l'œuf est le symbole de l'âme, avant de l'enfourner et de le croquer, retour sur Rourke qui a les foies et qui se dit qu'il n'a jamais rien vu d'aussi barge, et cut. Le film tient dans ces trois-quatre plans-là. Le reste est superflu.
J'ai la flemme de vous raconter l'histoire, mais croyez-moi sur parole, si vous ne la connaissez pas, elle est géniale.
ED
14 sept. 07
HOSTEL
Enfin vu le film d'Eli Roth, qu'on essaie de nous faire avaler comme l'une des œuvres les plus politiques de ces dernières années (cf. Jean-Baptiste Thoret qui n'en peut plus, où qu'il en parle...) En vérité, pas de quoi se retourner l'ongle.
Le film est parrainé par Quentin Tartenpoil, ce qui devrait nous conduire à une saine prudence quand à sa valeur. J'avais vu Cabin Fever, sur les conseils de Lord Bonbongle, et c'était déjà d'une connerie... et d'une valeur proche de nibe. Avec Hostel, on touche du doigt un mystère de la Vie: sur la base de quoi monter Eli Roth en mayonnaise ? Je vous l'ai dit: mystère. Les acteurs sont nuls, le scénario est soporifique et prévisible, c'est gore-bôf (j'ai le droit, c'est mon blog, et de toute manière, personne ne lit), quand à la portée politique du projet, attention, ça percute grave: des types riches paient pour pouvoir torturer et assassiner de pauvres quidams, et c'est un point limite d'un capitalisme sans âme dans lequel tout se marchande. Non ?!? Et si, coco. Putain, ça me défrise, une révélation pareille. Heureusement qu'Eli Roth a les couilles d'ouvrir les yeux du monde sur une telle infamie. Bon, bref.
Le vrai et seul point fort du film, c'est ça:
La Drôlesse s'appelle Barbara Nedeljakova et c'est la pire pute dans le film. Sur ces photos, c'est une déesse. Franchement, merci, Monsieur Eli Roth, de l'avoir castée et filmée sans soutif.
ED



