29 févr. 08
LIVING IN OBLIVION
C'est pas pour frimer, mais lorsque j'avais vu le film à sa sortie, je ne bossais pas encore dans l'industrie du cinéma (et de l'audiovisuel en général). Je n'avais pas vu avec quelle acuité Tom DiCillo pouvait autopsier le tournage d'un film d'auteur à petit budget.
Living in Oblivion est hilarant, et pour être honnête, il n'est pas besoin d'en être pour profiter de tous les gags ou savourer toutes les situations ubuesques que l'on nous fait partager. Le film propose surtout l'une des séquences à mes yeux les plus drôles de tout le cinéma comique, celle du rêve du nain ! Si vous vous en souvenez, vous vous rappelez que c'est une flèche décochée avec beaucoup d'humour à l'endroit de David Lynch et de certaines de ses obsessions, et quand on (re)connait ces obsessions, c'est un inextinguible fou rire qui nous prend !
Sinon, Catherine Keener joue dans le film.
Cette égérie du cinéma indépendant américain meurt d'envie d'une aventure sexuelle avec Evelyn. Dois-je céder ?
Bref.
13 févr. 08
"WE'RE GONNA NEED A BIGGER BOAT..."
L'une des meilleures répliques de cinéma, et c'est le Chef Brody, dans Les Dents de la Mer, qui nous la sort.
La Rieuse aux dents jaunes vient de nous amputer de Roy Scheider, et moi, ça ne me fait pas marrer. Acteur génial, Scheider était de ceux qu'on aurait aimé savoir immortels, mais bon. Apparemment, il y a des choses au sujet desquelles aucune négociation n'est possible.
Il était le premier choix de Michael Cimino pour le rôle qui, dans Voyage au Bout de l'Enfer, a finalement échu à Robert De Niro. Roy avait dû décliner, car encore sous contrat avec la Universal, il était prévu pour un petit truc se passant dans une station balnéaire, avec un requin géant qui terrorisait les gens. Le genre d'histoires que tu aimeras raconter à tes gosses, devant une bonne bouteille, et avant d'appuyer sur play.
So long, l'artiste.
Mais Roy n'est pas vraiment mort. Il vivra pour toujours, dans Jaws, French Connection, All That Jazz, Cohen And Tate, Le Festin Nu, et tous les autres...
ED.
08 févr. 08
"SHOW ME ALL THE BLUE PRINTS..."
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
"Show me all the blue prints !"
AVIATOR, de Martin Scorsese.
Tant pis, il faut bien lâcher le morceau. Leonardo Di Caprio est l'un des meilleurs acteurs au monde. Voilà. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Revoyez The Departed, revoyez Aviator. Revoyez la meilleure scène du film: Howard Hughes est avec son chef constructeur, à parler du choix d'un manche à balai pour l'énorme avion derrière eux. Hughes est pris d'une crise de paranoïa au sujet d'un balayeur aux ongles sales, et cette crise s'étire jusqu'aux commissures de la folie. Sous les regards pétrifiés du chef constructeur ET de lui-même, l'aviateur se met à répéter la même phrase, compulsivement, sans contrôle, comme si un truc énorme et vicieux avait soudain envahi tout son corps, et son âme aussi. Revoyez Di Caprio dans cette scène. Et revenez me voir après.
Quant au film, il est passionnant, la seconde fois comme la première. Édulcoré, sans doute, mais passionnant.
Evelyn "Fly High" Dead
01 févr. 08
"WHAT IF IT COMES BACK ?
- It won't come back.
- Yes, but what if it does ?
- If it comes back, we kill it."
28 WEEKS LATER, de Juan Carlos Fresnadillo.
Sébi m'a pressé de le voir, et j'ai pris le temps, pourtant. Comme j'ai coutume de le répéter, prendre le temps, en ces années terribles, est comme un acte de rébellion. Bref.

(28 semaines, c'est long pour des règles, non ? ...)*
Le film est moins surprenant, moins intéressant que le premier, mais il fait plus peur, avis aux poules mouillées. Surtout, la mise en scène est beaucoup, beaucoup plus efficace, ce qui fait passer un sale quart d'heure aux types sur l'écran, mais un bon moment aux spectateurs. Très franchement, 28 Semaines... vaut son pesant d'enragés (puisqu'on est sûr à présent qu'il ne s'agit pas de zombies, so sad). Le casting oppose le superbe Robert Carlyle à la terrible Catherine McCormack, et à un moment, un maboule vomit du sang dans la bouche d'un pauvre mec qui passait par là (quand on connait le salaire d'un figurant moyen...) En somme, rien à jeter. Et puis Paris sera toujours Paris. Mais là, il faut avoir vu le film.
Evelyn.
* Je vous rappelle que c'est mon blog, et que je suis aussi vulgaire que je le désire.






