17 avr. 08

TU T'EN VAS VERS NULLE PART...

Hey, viens là,
Viens avec moi,
Ne pars plus sans moi...

(Indochine)

Parfois, les chansons d'amour émiettent notre cœur plus sûrement que tu ne le ferais d'une biscotte. Parfois, elles nous laissent exsangues, le souffle court, les membres lourds, parfois nous en pleurons des larmes d'acide, et il nous faut nous assoir par terre parce que tout tourne autour, comme un vieux 45.
Les filles, c'est pareil, mais là n'est pas le propos, ha, ha.

Tes Yeux Noirs n'est pas une mauvaise chanson si tu dois éplucher ton cœur à l'économe, surtout l'intro, mais elle n'aura jamais la charge dévastatrice du chef-d'œuvre des Manhattans, Kiss And Say Goodbye.

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J'ai longtemps cru que la chanson d'amour la plus délicatement destructrice était Do What You Gotta Do, par Nina Simone. Jusqu'à ce que je tombe sur les Manhattans.
À présent, je ne suis plus sûr de rien, bien entendu, mais ça va avec l'âge, pour une grande part. Hier soir, je buvais quelques bières en galante compagnie, et alors...

Attendez, en fait, je voulais vous parler de Riddick mais je m'aperçois que je me suis trompé de rubrique.
À tout de suite.

Posté par Evelyn Dead à 21:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur TU T'EN VAS VERS NULLE PART...

    Je ne sais si ça ajoutera à ta remise en cause existentielle à propos des chansons destructrices, mais il me semble que dans la salle principale du panthéon de cette catégorie il y a.... "Jesus to a child" de Georges Michael. Cela m'effraie un peu de l'écrire, mais si je dois en citer une, c'est celle là. Mélodie céleste, voix marquée par la souffrance comme le fut celle de Sinatra après Ava Gardner, une pointe de tragédie (écrite pour son compagnon disparu), de modernité (cf précedemment), elle est honnete, aigue et sincère.
    Merci pour (me) faire découvrir les Manhattans (oui petite cajolerie cause requete à suivre...)
    Euh sinon, au fait Evelyn, t'as pas prévu un petit hommage à Charlton? C'est vrai qu'il a tourné comme du mauvais lait mais il restera inoubliable, ne serait ce qu'à genoux devant une statut de la liberté chancelante, au bord de la mer. Aller, un post pour la postérité quoi

    Posté par Duncan, 18 avr. 08 à 11:35 | | Répondre
  • Oui, un billet hommage à Charlton brandissant son fusil pour bouter les Noirs hors d 'Amérique. Le tout en images sur la musique des Manhattan.

    Je ne connaissais pas du tout. J'ai écouté, ça emmène bien tout droit vers une nonchalance où une lueur de bougie éclaire à peine un bon verre de whisky posé sur le comptoir d 'un bar perdu au fin fond de la Bretagne, non loin de vagues déchainées par une grande marée.

    Posté par Jénorme, 19 avr. 08 à 12:03 | | Répondre
  • Ahhh ! La Bretagne, ça me gagne !!! Ok, vous l'aurez voulu, un billet sur Charlton !

    Posté par Evelyn Dead, 19 avr. 08 à 13:47 | | Répondre
  • Je ne pourrai pas être là, j'ai cours des droits de l'homme ce jour-là...

    Posté par Aurel'en bureau, 24 avr. 08 à 15:28 | | Répondre
  • Ben alors ! Il vient mon billet ou je ressuscite !

    Posté par Charlton, 30 avr. 08 à 22:23 | | Répondre
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