Le Cinémort

Le Cinéma est mort, vive le CINÉMORT !!

09 juin 08

 

Posté par Evelyn Dead à 16:57 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


08 mai 08

TOUCH OF EVIL

On a vu Judas Ben-Hur filer à boire à Jésus, entre deux galères.
Un peu plus tard, au sortir de leur lèpre, sa mère et sa soeur ont levé des yeux mouillés vers la croix du Christ.

On a vu Robert Thorn en pilote de bulldozer contrarié, obligé d'avaler des galettes vertes.

On a vu l'inspecteur Vargas remonter la grand'rue avec à ses trousses une bombe à retardement, sous le regard de Dieu lui-même, une nouvelle fois.

18659874_1


Charlton Heston a vu le canon d'un revolver, et il est tombé à genoux. Quelle leçon en retenir ? Qu'on peut jouer dans deux chouettes films et un chef d'oeuvre, et être en même temps un salaud ?

Ce post est dédié à l'acharnement de notre prof d'histoire-géo préféré: Jénorme.

Evelyn

Posté par Evelyn Dead à 12:13 - Va nourrir les vers - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 08

"...late at night

2446796376_8a716d3c1c_o

a man desires
a woman white, black, tan,
but the fires are flamed
by the names and the traces
and the places and the faces
and it's all the same
in the morning game"
(Jude Cristodal)

Posté par Evelyn Dead à 21:19 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LE FUTUR, C'EST UN FILM !

Parfois, on est seul, on voudrait le contraire mais celle qu'on aime est loin. Alors on fait des conneries.
Malgré l'avis d'une amie chère, j'ai replongé.
J'ai revu Waterworld.

waterworld_1

Le naufrage.

Posté par Evelyn Dead à 20:50 - LE TRIANGLE DES BERMUDES - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mai 08

LA BEAUTÉ INSPIRE L'OBSESSION

Et j'y crois.
Dans "La Jeune Fille à La Perle", il y a une scène terriblement érotique. Vermeer contemple sa bonne, alors qu'elle pose pour lui. Observant son visage et la lumière qui s'y reflète, il lui demande soudain d'humecter ses lèvres. Lick your lips, lui dit-il. Pudique, excessivement impressionnée, la jeune fille mouille sa lèvre inférieure, qui se met à luire sous la lumière, Vermeer est fasciné. Il lui demande de le faire encore. Et encore. Tout est dans ce "encore".

girl_with_a_pearl_earring

Posté par Evelyn Dead à 21:45 - ALL TIME FAVS - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mai 08

SUN LIGHTS UP THE DAYTIME, MOON LIGHTS UP THE NIGHT

Je ne me rappelle pas être rentré avec elle hier soir, et pourtant c'est bien la Fièvre qui s'étire sous ma couette cet après-midi. Dans un miaulement rauque elle vient se lover contre moi, je sens ses membres glacés enserrer les miens. Je la fixe, horrifié. Sur sa face picotée (de ce que vous voudrez) bée un sourire de ténèbres, je sais qu'elle voudrait m'aspirer tout entier et sur la table de chevet trônent de mortels sextoys: deux sachets d'Aspegic 1000, un thermomètre électronique, un grog fumant calibre 50 (citron, miel, rhum, eau chaude)... Une séance écarlate est sur le point de commencer alors qu'elle plaque sa poitrine turgescente contre la mienne !...

article129 Dernier né des laboratoires Quitus-Boulez, l'ANTHROSYLE 51 (molécule hfbl23 testée exclusivement en Afrique Noire) est le compagnon rêvé de vos nuits d'insomnie. Particulièrement efficace en période de règles douloureuses ou pour les cas d'anxiété chronique (si vous avez des hallucinations au cours desquels un collègue de bureau se tape votre femme), l'ANTHROSYLE vous prouvera la force de sa persuasion en libérant les métaglobulines qui parasitent vos neurones du cervelet antérieur reptilien. Si tout cela vous paraît un peu compliqué, parlez-en à votre pharmacien.
À NOTER QU'AUCUN GÉNÉRIQUE NE SERA JAMAIS DISPONIBLE POUR LES NÈGRES COBAYES AUTRES GENS D'AILLEURS.

C'était un communiqué de nos amis les laboratoires pharmaceutiques.

Posté par Evelyn Dead à 18:20 - CONQUÉRIR LE MONDE - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avr. 08

TU T'EN VAS VERS NULLE PART...

Hey, viens là,
Viens avec moi,
Ne pars plus sans moi...

(Indochine)

Parfois, les chansons d'amour émiettent notre cœur plus sûrement que tu ne le ferais d'une biscotte. Parfois, elles nous laissent exsangues, le souffle court, les membres lourds, parfois nous en pleurons des larmes d'acide, et il nous faut nous assoir par terre parce que tout tourne autour, comme un vieux 45.
Les filles, c'est pareil, mais là n'est pas le propos, ha, ha.

Tes Yeux Noirs n'est pas une mauvaise chanson si tu dois éplucher ton cœur à l'économe, surtout l'intro, mais elle n'aura jamais la charge dévastatrice du chef-d'œuvre des Manhattans, Kiss And Say Goodbye.

5_76

J'ai longtemps cru que la chanson d'amour la plus délicatement destructrice était Do What You Gotta Do, par Nina Simone. Jusqu'à ce que je tombe sur les Manhattans.
À présent, je ne suis plus sûr de rien, bien entendu, mais ça va avec l'âge, pour une grande part. Hier soir, je buvais quelques bières en galante compagnie, et alors...

Attendez, en fait, je voulais vous parler de Riddick mais je m'aperçois que je me suis trompé de rubrique.
À tout de suite.

Posté par Evelyn Dead à 21:01 - Les Chansons dans notre coeur - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LES CHRONIQUES DE RIDDICK

Alors là, mon gars, ça va te décoiffer la boule afro, terrible ! Tu vas virer blond façon Abba, sans rien comprendre à ce qui t'arrive !

RiddickPosterArt

Je t'ai déjà dit que Schwarzie était taillé pour Conan, pratiquement dès sa naissance ? Et bien, Vin Diesel, c'est pareil. Vin Diesel EST Riddick, et c'est trop tard, c'est comme ça. Si tu es fan, tu me comprends. Sinon, tu peux arrêter de perdre du temps et attendre mon prochain post.

Dire que Riddick m'a échappé à la première vision relève d'un euphémisme. J'ai trouvé le film ridicule, ce qui nous a donné l'occasion d'un jeu de mot qui vaut ce qu'il vaut.
Taraudé par un doute étrange, à sa sortie en DVD, je me retape la bande. Et là, le choc. Les Chroniques de Riddick est l'un des meilleurs films d'AVENTURES qui soient. Le genre de film qui te transporte, de la première à la dernière séquence (et quelle dernière séquence !), qui te laisse par terre, comme les Manhattans, qui te donne envie d'être écrivain de romans de gare. C'est super bien fichu, le casting est au poil, le personnage principal est parfaitement dessiné, et tout est d'une grande cohérence. David Twohy, à qui l'on doit tout le truc, se fait désirer pour un troisième opus, mais il a sa communauté de fidèles (dont je suis) et ils sont patients.
Oublie les Ch'tis, c'est filmé comme un mauvais téléfilm ! Vas plutôt voir du Cinéma !
Vas-y !...

Evelyn.

Posté par Evelyn Dead à 20:45 - ALL TIME FAVS - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avr. 08

À LA MANIÈRE DE: SÉBI !!!

L'alerte avait été chaude. Il leur avait fallu décoller en quatrième vitesse. Et dans la panique, tout à leur hâte de ne pas se faire prendre (pas comme l'autre fois...), ils ne s'étaient pas rendu compte qu'ils laissaient Marvin derrière eux.

LOVING_THE_ALIEN


Lorsque la petite des Chaumier l'avait retrouvé, le lendemain, Marvin était déjà tout sec, en route vers un monde meilleur.

--------
Retrouvez l'imagination débordante de Sébi, en son royaume !

Posté par Evelyn Dead à 08:00 - ALL TIME FAVS - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mars 08

CHAPITRE 9: SOLEIL DE CRISTAL

Où l'on s'interroge sur le sens du mot "ringard".


À un moment dans la vie (en général sur l'autoroute, entre Nice et Gardanne), je n'ai plus qu'un seul ami: mon iPod. Et tandis qu'il me balance aléatoirement l'un des 3887 morceaux qui feront bien éclater sa panse, je me prends à partir au plus intime de moi-même, dans une rêverie sublime qui me promène dans mes tréfonds, en passant par les hauts plateaux de la plus belle Irlande. Bon.
Tu sais comment ça se passe, les gens m'arrêtent dans la rue pour me poser des questions, et très souvent celle-là: pourquoi les 80's ?
À la volée, une réponse à trois têtes:
        - Vélomoteur, par Les Calamités.
        - Cache-Cache Party, par Pijon*.
        - Clouds across the moon, par Rah Band.
Ce qu'on écoutait dans les années 80, tu ne l'entends plus, maintenant. (!) Et crois-moi ou pas, mon iPod, qui me connaît bien, m'a enchaîné les trois morceaux juste avant le péage de Fréjus !
Tu as re-écouté Clouds across the moon, récemment ? Au casque, vas-y, et tu verras le truc, la bombe mortelle, la défonce terrible ! Le mec qui a écrit ce morceau a été arrangeur pour les Beatles. C'est sa nana qui chante. Sur les forums de bide-et-musique.com ou ceux de Flash80.com consacrés à certaines chansons, tu en apprends de belles. Par exemple, tu savais que Jérôme Pijon est Dj au "Favela Chic" à Paris sous le pseudo "Gringo da parada" ? Moi non plus ! Et je te lance un défi: aller le trouver, avec moi, un de ces quatre, pour lui faire dédicacer le 45 tours !

Il y a un moment dans ta vie, dans ta journée, dans ta semaine, où la musique que tu aimes est la personne qui te connaît le plus intimement. Celle qui sait tous tes spleens, et tous tes élans, celle qui te connaît peut-être mieux que toi-même. Et celle qui se souvient de ce que tu avais même fini par oublier. Rien d'autre au monde ne reproduit ce prodige.

91

Parfois, les gens essaient de me coincer, et ils ont un bon angle d'attaque, le meilleur, s'imaginent-ils. Ils me demandent: pourquoi Michel ?
Ah, Michel... (soupir)

Mon iPod va des Calamités à Frank Zappa, en passant par les variations Goldberg, John Coltrane et Lee Scratch Perry, et je te parle pas de la musique traditionnelle chinoise ou japonaise, mais BON DIEU, POURQUOI MICHEL ?
Mes parents n'étaient pas shootés à Leonard Cohen ou aux Sex Pistols. Mes parents, eux, leurs héros, c'étaient Claude, Joe ou Michel. C'est comme ça. Et qui sommes-nous pour nous moquer de ça ? Des saints luminescents ? Des chiures de mouches ?
Michel, ça a été ma berceuse, de zéro à neuf ans. Alors, tu vois, écouter Michel, on me dit "tu peux pas", mais moi je dis que je peux. C'est ne pas écouter Michel que je peux pas. Écouter Michel, c'est faire la preuve, jour après jour, 45 tours après 45 tours, de mon indépendance et de mon ouverture d'esprit musical. C'est communier avec ma petite enfance, c'est payer mon tribut au gosse que j'ai été. Et c'est aussi m'en payer une bonne tranche, parce que question conneries, c'est pas le dernier, Michel. Mais putain, la Java de Broadway, ça te donne pas envie de picoler ? De te marrer ? De danser en faisant le con avec tes copains ? Quand on est dix ou douze, quand les verres s'entrechoquent, on ne voit plus les problèmes, c'est pas un programme de vie, ça ? C'est pas un programme présidentiel ? Tu as vu comme tu le tiens à distance, le futur miteux, avec un truc pareil ? Et la Mort, tu lui fais pas la nique ? Tiens, elle peut toujours nous chercher, la Gueuse, avec sa grande faux, elle nous trouvera pas, on sera au bistrot, serrés les uns contre les autres, on se tiendra chaud, on rira fort, et les mécréants, les salopards, les types de l'UMP resteront dehors à se les geler, et on rira encore plus fort !...
Oui, je sais. Futé comme tu es, tu n'auras pas manqué de relever cette dernière ironie dans mon discours. Michel. Il vote UMP. Qu'est-ce que tu veux que je te dise. Que tout est foutu ?
Je tape "dico" sur Google, histoire de vérifier un truc.

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin ringard
/ʁɛ̃.ɡaʁ/
ringards
/ʁɛ̃.ɡaʁ/
Féminin ringarde
/ʁɛ̃.ɡaʁd/
ringardes
/ʁɛ̃.ɡaʁd/

ringard

  1. (Familier) Démodé, de mauvais goût. Médiocre, incapable.
    Ses tenues ringardes font partie de son personnage.

Dérivés

Nom commun

ringard masculin

  1. (Familier) Personne qui n'est plus dans le coup, démodée.
    Ma mère est une vraie ringarde, elle ne voit pas que tout a changé!
  2. (Familier) Personne médiocre, incapable.
    C'est un ringard, mais il est sympa.

Ben voilà, la messe est dite, on dirait.

Posté par Evelyn Dead à 22:16 - CONQUÉRIR LE MONDE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »