Le Cinémort

Le Cinéma est mort, vive le CINÉMORT !!

02 mai 08

LA BEAUTÉ INSPIRE L'OBSESSION

Et j'y crois.
Dans "La Jeune Fille à La Perle", il y a une scène terriblement érotique. Vermeer contemple sa bonne, alors qu'elle pose pour lui. Observant son visage et la lumière qui s'y reflète, il lui demande soudain d'humecter ses lèvres. Lick your lips, lui dit-il. Pudique, excessivement impressionnée, la jeune fille mouille sa lèvre inférieure, qui se met à luire sous la lumière, Vermeer est fasciné. Il lui demande de le faire encore. Et encore. Tout est dans ce "encore".

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01 mai 08

SUN LIGHTS UP THE DAYTIME, MOON LIGHTS UP THE NIGHT

Je ne me rappelle pas être rentré avec elle hier soir, et pourtant c'est bien la Fièvre qui s'étire sous ma couette cet après-midi. Dans un miaulement rauque elle vient se lover contre moi, je sens ses membres glacés enserrer les miens. Je la fixe, horrifié. Sur sa face picotée (de ce que vous voudrez) bée un sourire de ténèbres, je sais qu'elle voudrait m'aspirer tout entier et sur la table de chevet trônent de mortels sextoys: deux sachets d'Aspegic 1000, un thermomètre électronique, un grog fumant calibre 50 (citron, miel, rhum, eau chaude)... Une séance écarlate est sur le point de commencer alors qu'elle plaque sa poitrine turgescente contre la mienne !...

article129 Dernier né des laboratoires Quitus-Boulez, l'ANTHROSYLE 51 (molécule hfbl23 testée exclusivement en Afrique Noire) est le compagnon rêvé de vos nuits d'insomnie. Particulièrement efficace en période de règles douloureuses ou pour les cas d'anxiété chronique (si vous avez des hallucinations au cours desquels un collègue de bureau se tape votre femme), l'ANTHROSYLE vous prouvera la force de sa persuasion en libérant les métaglobulines qui parasitent vos neurones du cervelet antérieur reptilien. Si tout cela vous paraît un peu compliqué, parlez-en à votre pharmacien.
À NOTER QU'AUCUN GÉNÉRIQUE NE SERA JAMAIS DISPONIBLE POUR LES NÈGRES COBAYES AUTRES GENS D'AILLEURS.

C'était un communiqué de nos amis les laboratoires pharmaceutiques.

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17 avr. 08

TU T'EN VAS VERS NULLE PART...

Hey, viens là,
Viens avec moi,
Ne pars plus sans moi...

(Indochine)

Parfois, les chansons d'amour émiettent notre cœur plus sûrement que tu ne le ferais d'une biscotte. Parfois, elles nous laissent exsangues, le souffle court, les membres lourds, parfois nous en pleurons des larmes d'acide, et il nous faut nous assoir par terre parce que tout tourne autour, comme un vieux 45.
Les filles, c'est pareil, mais là n'est pas le propos, ha, ha.

Tes Yeux Noirs n'est pas une mauvaise chanson si tu dois éplucher ton cœur à l'économe, surtout l'intro, mais elle n'aura jamais la charge dévastatrice du chef-d'œuvre des Manhattans, Kiss And Say Goodbye.

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J'ai longtemps cru que la chanson d'amour la plus délicatement destructrice était Do What You Gotta Do, par Nina Simone. Jusqu'à ce que je tombe sur les Manhattans.
À présent, je ne suis plus sûr de rien, bien entendu, mais ça va avec l'âge, pour une grande part. Hier soir, je buvais quelques bières en galante compagnie, et alors...

Attendez, en fait, je voulais vous parler de Riddick mais je m'aperçois que je me suis trompé de rubrique.
À tout de suite.

Posté par Evelyn Dead à 21:01 - Les Chansons dans notre coeur - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

LES CHRONIQUES DE RIDDICK

Alors là, mon gars, ça va te décoiffer la boule afro, terrible ! Tu vas virer blond façon Abba, sans rien comprendre à ce qui t'arrive !

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Je t'ai déjà dit que Schwarzie était taillé pour Conan, pratiquement dès sa naissance ? Et bien, Vin Diesel, c'est pareil. Vin Diesel EST Riddick, et c'est trop tard, c'est comme ça. Si tu es fan, tu me comprends. Sinon, tu peux arrêter de perdre du temps et attendre mon prochain post.

Dire que Riddick m'a échappé à la première vision relève d'un euphémisme. J'ai trouvé le film ridicule, ce qui nous a donné l'occasion d'un jeu de mot qui vaut ce qu'il vaut.
Taraudé par un doute étrange, à sa sortie en DVD, je me retape la bande. Et là, le choc. Les Chroniques de Riddick est l'un des meilleurs films d'AVENTURES qui soient. Le genre de film qui te transporte, de la première à la dernière séquence (et quelle dernière séquence !), qui te laisse par terre, comme les Manhattans, qui te donne envie d'être écrivain de romans de gare. C'est super bien fichu, le casting est au poil, le personnage principal est parfaitement dessiné, et tout est d'une grande cohérence. David Twohy, à qui l'on doit tout le truc, se fait désirer pour un troisième opus, mais il a sa communauté de fidèles (dont je suis) et ils sont patients.
Oublie les Ch'tis, c'est filmé comme un mauvais téléfilm ! Vas plutôt voir du Cinéma !
Vas-y !...

Evelyn.

Posté par Evelyn Dead à 20:45 - ALL TIME FAVS - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 avr. 08

À LA MANIÈRE DE: SÉBI !!!

L'alerte avait été chaude. Il leur avait fallu décoller en quatrième vitesse. Et dans la panique, tout à leur hâte de ne pas se faire prendre (pas comme l'autre fois...), ils ne s'étaient pas rendu compte qu'ils laissaient Marvin derrière eux.

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Lorsque la petite des Chaumier l'avait retrouvé, le lendemain, Marvin était déjà tout sec, en route vers un monde meilleur.

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Retrouvez l'imagination débordante de Sébi, en son royaume !

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30 mars 08

CHAPITRE 9: SOLEIL DE CRISTAL

Où l'on s'interroge sur le sens du mot "ringard".


À un moment dans la vie (en général sur l'autoroute, entre Nice et Gardanne), je n'ai plus qu'un seul ami: mon iPod. Et tandis qu'il me balance aléatoirement l'un des 3887 morceaux qui feront bien éclater sa panse, je me prends à partir au plus intime de moi-même, dans une rêverie sublime qui me promène dans mes tréfonds, en passant par les hauts plateaux de la plus belle Irlande. Bon.
Tu sais comment ça se passe, les gens m'arrêtent dans la rue pour me poser des questions, et très souvent celle-là: pourquoi les 80's ?
À la volée, une réponse à trois têtes:
        - Vélomoteur, par Les Calamités.
        - Cache-Cache Party, par Pijon*.
        - Clouds across the moon, par Rah Band.
Ce qu'on écoutait dans les années 80, tu ne l'entends plus, maintenant. (!) Et crois-moi ou pas, mon iPod, qui me connaît bien, m'a enchaîné les trois morceaux juste avant le péage de Fréjus !
Tu as re-écouté Clouds across the moon, récemment ? Au casque, vas-y, et tu verras le truc, la bombe mortelle, la défonce terrible ! Le mec qui a écrit ce morceau a été arrangeur pour les Beatles. C'est sa nana qui chante. Sur les forums de bide-et-musique.com ou ceux de Flash80.com consacrés à certaines chansons, tu en apprends de belles. Par exemple, tu savais que Jérôme Pijon est Dj au "Favela Chic" à Paris sous le pseudo "Gringo da parada" ? Moi non plus ! Et je te lance un défi: aller le trouver, avec moi, un de ces quatre, pour lui faire dédicacer le 45 tours !

Il y a un moment dans ta vie, dans ta journée, dans ta semaine, où la musique que tu aimes est la personne qui te connaît le plus intimement. Celle qui sait tous tes spleens, et tous tes élans, celle qui te connaît peut-être mieux que toi-même. Et celle qui se souvient de ce que tu avais même fini par oublier. Rien d'autre au monde ne reproduit ce prodige.

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Parfois, les gens essaient de me coincer, et ils ont un bon angle d'attaque, le meilleur, s'imaginent-ils. Ils me demandent: pourquoi Michel ?
Ah, Michel... (soupir)

Mon iPod va des Calamités à Frank Zappa, en passant par les variations Goldberg, John Coltrane et Lee Scratch Perry, et je te parle pas de la musique traditionnelle chinoise ou japonaise, mais BON DIEU, POURQUOI MICHEL ?
Mes parents n'étaient pas shootés à Leonard Cohen ou aux Sex Pistols. Mes parents, eux, leurs héros, c'étaient Claude, Joe ou Michel. C'est comme ça. Et qui sommes-nous pour nous moquer de ça ? Des saints luminescents ? Des chiures de mouches ?
Michel, ça a été ma berceuse, de zéro à neuf ans. Alors, tu vois, écouter Michel, on me dit "tu peux pas", mais moi je dis que je peux. C'est ne pas écouter Michel que je peux pas. Écouter Michel, c'est faire la preuve, jour après jour, 45 tours après 45 tours, de mon indépendance et de mon ouverture d'esprit musical. C'est communier avec ma petite enfance, c'est payer mon tribut au gosse que j'ai été. Et c'est aussi m'en payer une bonne tranche, parce que question conneries, c'est pas le dernier, Michel. Mais putain, la Java de Broadway, ça te donne pas envie de picoler ? De te marrer ? De danser en faisant le con avec tes copains ? Quand on est dix ou douze, quand les verres s'entrechoquent, on ne voit plus les problèmes, c'est pas un programme de vie, ça ? C'est pas un programme présidentiel ? Tu as vu comme tu le tiens à distance, le futur miteux, avec un truc pareil ? Et la Mort, tu lui fais pas la nique ? Tiens, elle peut toujours nous chercher, la Gueuse, avec sa grande faux, elle nous trouvera pas, on sera au bistrot, serrés les uns contre les autres, on se tiendra chaud, on rira fort, et les mécréants, les salopards, les types de l'UMP resteront dehors à se les geler, et on rira encore plus fort !...
Oui, je sais. Futé comme tu es, tu n'auras pas manqué de relever cette dernière ironie dans mon discours. Michel. Il vote UMP. Qu'est-ce que tu veux que je te dise. Que tout est foutu ?
Je tape "dico" sur Google, histoire de vérifier un truc.

Adjectif

Singulier Pluriel
Masculin ringard
/ʁɛ̃.ɡaʁ/
ringards
/ʁɛ̃.ɡaʁ/
Féminin ringarde
/ʁɛ̃.ɡaʁd/
ringardes
/ʁɛ̃.ɡaʁd/

ringard

  1. (Familier) Démodé, de mauvais goût. Médiocre, incapable.
    Ses tenues ringardes font partie de son personnage.

Dérivés

Nom commun

ringard masculin

  1. (Familier) Personne qui n'est plus dans le coup, démodée.
    Ma mère est une vraie ringarde, elle ne voit pas que tout a changé!
  2. (Familier) Personne médiocre, incapable.
    C'est un ringard, mais il est sympa.

Ben voilà, la messe est dite, on dirait.

Posté par Evelyn Dead à 22:16 - CONQUÉRIR LE MONDE - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 08

NO COMMENT

Scarlett_Dos_nu

Ah si, tiens. Les sandwichs de chez Subway, c'est nul.

Posté par Evelyn Dead à 21:14 - LA DRÔLESSE - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mars 08

FUTURAMA

La personnalité du Boubou perce enfin. À l'instar de ses parents, il envisage une carrière d'intermittent du spectacle. Il ne sait seulement pas encore dans quel domaine.

Il sera Sting...

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Ou Luke Skywalker.

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Sinon, il mange bien.

Posté par Evelyn Dead à 14:06 - CONQUÉRIR LE MONDE - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 08

LA TÊTE AU CARRÉ

Go lightly down your darkened way
Go lightly underground
I'll be down there in another day
I won't rest until you're found

(Salman Rushdie)


Je reviendrai à Montréal, dans un grand Boeing bleu de mer, j'ai besoin de revoir l'hiver, et tout ça, mais ça sera surtout quand je n'aurai plus besoin d'argent. En attendant, puisqu'il faut bien bosser pour payer la TVA sociale que le Chef nous prépare, je reviens à Nice, et Nice, ça y est, j'ai compris un truc.
Au crépuscule, lorsque la Promenade s'illumine et que le niçois remonte bien haut le col de son manteau, la mer sombre dans les ténèbres et prend une chouette couleur noire. Je sais que le noir n'est pas une couleur, tu me prends pour qui ?

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Donc, lorsque la mer est noire, ça fait comme un grand trou devant Nice et c'est comme si la Terre s'arrêtait là, comme si on était tout à coup au bord du Monde, au bord de rien, si tu préfères, le Grand Rien tout profond et si tu fais tomber tes clés de bagnole, tintin pour les récupérer.
Et là, avec en bande son un morceau terrible de Bono, qui s'intitule (le morceau) Never Let Me Go, je me mets à penser que par contagion, tu vois, à la nuit tombée, la ville de Nice disparaît, elle aussi. Elle devient du Rien, elle cesse, comme qui dirait, d'exister, d'être réelle. C'est fou, c'est trop. Tous ces gens, tous ces immeubles qui défilent derrière les vitres de ma 206, du Rien, du virtuel. Un grand jeu vidéo, et les manettes sont dans ta tête.
...
La chambre 633 est calme, selon le type derrière son desk. Résultat, tous les matins à six heures, je me lève pour disjoncter ce putain de coffret électrique qui claque sa mère sans respect pour mon sommeil ! Et je ne parle pas des deux plombes avant de trouver une place de parking !

Ville de merde.

ED

Posté par Evelyn Dead à 17:17 - CONQUÉRIR LE MONDE - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 mars 08

KOMODO

Comme tous les ans, le jeune Patrick Connally retourne sur une ile vaguement paradisiaque que ses parents (qui font sûrement un chouette métier) partagent avec une compagnie de forage pétrolière. Malheureusement, ce soir-là, tout ne se passe pas comme d'habitude. Alors que Patrick, qui souffre d'un manque évident de Playstation 3, est sorti dans la brousse chasser le lézard à la ficelle (véridique), ses parents, et son chien aussi, sont pris à parti par des indigènes vindicatifs venus là réclamer leur part du gâteau.

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Un indigène, en vrai. Dans le film, ils sont de moins bonne humeur.

Après la mort de ses parents, Patrick sombre. Jusqu'à ce qu'une psy qui se la joue un peu, mais qui joue très mal, en fait, ne vienne le trouver pour lui proposer un deal d'enfer: elle le ramène dans l'ile maudite, et lui, il lui raconte ses rêves.

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La psy, mortelle, auprès de qui je viens de commencer une thérapie.

Patrick accepte le deal et, faute de PS3, retourne sur l'ile.
Une fois sur place, les choses dérapent. Comme disait John Lennon, la vie, c'est ce qui arrive quand on a prévu quelque chose. C'est la vie, quoi.
Malmenés par les indigènes toujours en rogne et qui bloquent LA route de l'ile avec leurs piquets de grève, nos héros (Patrick, sa bombasse de psy, un type ramassé dans un champ et un autre type + un type mort) trouvent refuge dans une buanderie (!) mais, vite !, il faut en sortir car la suite du film se passe dehors avec un gros hélicoptère et c'est bientôt la fin, d'ailleurs, tu ferais bien de remettre la main sur le ticket du parking, on va encore chercher la bagnole pendant des plombes.
Soudain, tout s'éclaire. L'un des bonshommes est biologiste et il explique à la psy que les varans de Komodo supportent en fait très mal la hausse du prix du baril, et que tout ça, c'est la faute à la compagnie pétrolière dont tu peux parier qu'elle se fait un max de thunes en polluant la rivière.
À la fin du film, je me suis fait un cassoulet en boite.

B O N U S (comme dans les DVD)
On sait maintenant que Casimir est bel et bien un varan de Komodo, et non pas un type dans un costume vert. Merci, Komodo.

komodo

Et à la demande générale, une dernière photo de la psy la plus cool et la plus hot du monde ! Yeah, babe !!

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Comme quoi...

ED

Ps: retrouvez une autre critique de Komodo .

Posté par Evelyn Dead à 20:00 - Ouh, la la... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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