Le Cinémort

Le Cinéma est mort, vive le CINÉMORT !!

30 nov. 07

MUCH ADO ABOUT ...JAMES GRAY

Pas le temps de voir de nouveaux films, mais on ne quitte pas le Cinéma comme on quitte son blouson au terme de sa journée. Bref.

Dans un Libé de cette semaine, l'interview passionnante de James Gray, réalisateur de Little Odessa (à 24 ans, quand même !), The Yards, et du prochain We Own The Night (bande annonce pas top). Si la flemme vous prend d'aller sur le site en question, vous pouvez cliquer , c'est pas plus cher. Feignasses.


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Arf.

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27 nov. 07

LE JEUNE WERTHER

Vu Le Jeune Werther. Mon premier Doillon. M'attendais à un film d'horreur (d'une certaine manière). C'est mieux que ça.

jeune_werther
(c'est pas de ma faute si l'affiche est toute petite)

Ismael et ses copains perdent un pote, suicidé. Toute la bande décide de comprendre, en remontant la piste d'une belle et mystérieuse jeune fille qui en fait est une vraie Sainte-Nitouche, et en plus, j'suis sûr qu'elle embrasse mal.
Ce que Doillon fait avec ses jeunes comédiens est assez inédit (pour moi, en tout cas), et passé un petit quart d'heure d'acclimatation, le film se révèle simplement passionnant, dans son genre. Les dialogues emportent bien sûr le morceau, mais on ne peut que fondre devant le casting, parfait. Les gamins et leurs gamines sont tous au poil, et on ne peut que souhaiter au réalisateur d'avoir pris un plaisir immense à les diriger, dans la comédie comme dans le drame.
La jeune adolescence en 1993, filmée par Doillon, est plus verbeuse que ne le fût la mienne, plus profonde et touchante, aussi. Reste que John Hughes a réalisé en 1985 The Breakfast Club, avec la délicieuse Molly Ringwald, et c'est vrai que les rôles y sont plus âgés, autour des 18 ans. Mais si l'on veut se repencher avec douleur sur ce déchirement permanent qu'est la découverte de soi, si l'on veut toucher du doigt les premiers échecs de notre brûlante jeunesse, on n'a sans doute jamais fait mieux. Si ?

ED (qui égalise.)

Posté par Evelyn Dead à 13:17 - Novembre Express - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 nov. 07

AVIS À LA POPULATION

Mes fans (vous êtes cinq ou six, je crois),

je suis en prépa cette semaine, et en tournage la semaine prochaine. La fréquence de mes posts s'en ressentira fatalement, bien que je compte produire tous les efforts du monde pour vous accompagner dans votre quête d'un Cinéma meilleur. Je compte également sur votre indulgence, et je sais de quoi vous êtes capables, dans ce registre.
Ensemble, tout est possible nous vaincrons la chienlit !

Arf.

Votre Evelyn.

Posté par Evelyn Dead à 12:52 - LE TRIANGLE DES BERMUDES - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 nov. 07

EASTERN PROMISES

Avec la communauté russe londonienne, le borsch, c'est à volonté chez Flunch !

eastern_promises

De nos jours à Londres, et dans un grand restaurant, aussi.
Quelques heures avant et après un match capital Chelsea-Arsenal, le destin croisé de deux paumés de la vie: Anna, sage-femme d'origine russe folle de borsch, et Nikolai, amateur de BD et de sports mécaniques. Réunis par le hasard, les deux malheureux vont tenter pendant une heure et quarante minutes de comprendre pourquoi la pilule du lendemain, ça marche pas à tous les coups. Ils essaieront dans le même mouvement de refourguer le bébé, avant de reprendre chacun une vie normale.
Comme souvent chez Cronenberg, la mise en scène est d'une perfection, d'une sobriété implacables, et le scénario va straight to the point. Maintenant, comme des tonnes de choses superbes et très intéressantes ont déjà été écrites ailleurs sur ce film, je vais plutôt vous donner ma recette du gâteau aux yaourts. Non, je rigole. Quoi que. Vous mettez bien deux œufs, vous aussi ? La scène des bains-douches est très bien. Et qui est ce jeune éphèbe blond qui pousse la chansonnette de tables en tables dans la séquence du banquet ? Cette question me brûle les flancs comme un tisonnier turc.

Au revoir, à bientôt !*

ED

* Ça, c'est pour tous ceux qui ont un jour rêvé de piloter le Grand Condor.

Posté par Evelyn Dead à 20:47 - Novembre Express - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 nov. 07

INTERMÈDE MUSICAL

Regardez ailleurs, faites comme s'il ne se passait pas ce qui se passe.
"Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo evelyndead".

Et voilà.
On peut ouvrir les yeux, maintenant ?

Posté par Evelyn Dead à 22:36 - LE TRIANGLE DES BERMUDES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 nov. 07

THE AMITYVILLE HORROR - l'original

Méfiance, avec les agences immobilières. Vous payez pas cher, mais êtes-vous bien sûr de ce que vous achetez ?

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Les Lutz ont un souci, en forme de maison bizarre. Depuis l'emménagement, ça déboule en cascade: ça pue à certains endroits, on se les gèle à d'autres, le curé nous fait un malaise en plein après-midi, la gamine se fait une copine invisible (en fait, une espèce de gros sanglier - véridique), les murs saignent et apparemment, c'est bien un puits vers l'enfer que le clebs a mis à jour dans la cave. Mince ! Autant revendre, avant que l'immobilier ne se casse à nouveau la gueule. Surtout que ça fait deux heures que tu te frappes un téléfilm neurasthénique, et ce n'est pas les quelques plans de Margot Kidder sans soutif' qui vont faire grimper le prix de la pierre. Finalement, le remake n'était pas mal. Enfin... Nul, mais pas mal. Quant j'avais dix ans, ce film me terrorisait. Maintenant, il me fait plutôt me ruer vers la sortie. Une nouvelle preuve, implacable et douloureuse, de ce que les années filent et ne reviennent pas.

ED

Posté par Evelyn Dead à 15:03 - Novembre Express - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 nov. 07

ALI LARTER

Loués soient les responsables du casting de Resident Evil: Extinction, d'avoir contacté pour l'embaucher Ali Larter (un nom à ne pas dormir dedans), véritable ADM dont on m'apprend à l'instant qu'elle joue dans la série Heroes (vous savez, moi, sans la télé...)
Ali n'écope pas d'un rôle facile, face aux zombies de Mulcahy, puisque son personnage de Claire Redfield ne sert à rien. Et cependant, quel rayon de soleil pour nos yeux fatigués de trop de salles obscures !

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LA DRÔLESSE MAGNIFIQUE

Une grande cérémonie d'offrandes à la Déesse sera organisée ce lundi place de l'Hôtel de Ville, billets en vente sur knacki.com
Amener un truc à boire et un truc à manger.

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16 nov. 07

RESIDENT EVIL: EXTINCTION

Russel Mulcahy reprend du poil de la bête, on pourrait s'en réjouir, mais en fait, on s'en fout. Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'on n'en voudra jamais assez à Paul W.S. Anderson d'avoir dévoyé autant les chouettes jeux vidéo de la franchise BioHazard. En même temps, les films sont là, et il faut faire avec. Ou sans, vous me direz. C'est vrai, "y a rien qui oblige vraiment", comme le chantait Stefan Eicher.

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Un Russel Mulcahy plutôt inspiré, donc, pour filmer dans le désert les aventures d'une Alice en prise avec des zombies et des scientifiques qui rêvent de lui pomper le sang. Je n'ai pas vu le deuxième épisode (c'est le troisième opus), et il apparait que la redoutable flingueuse de morts-vivants dispose de pouvoirs psioniques (!) façon X-Men. Bon. Sinon, les zombies marchent sur le monde, et la Terre n'est plus qu'une vaste foutaise étendue de sable. Un convoi de rescapés à la recherche d'un peu d'espoir croise la route de la psychic-maboule, et c'est parti pour un mix éhonté de Mad Max 2 (chef d'œuvre) et du Jour des Morts-Vivants (autre chef d'œuvre, le meilleur film de Romero). À vrai dire, il suffit de revoir ces deux bobines pour être rassasié mieux qu'avec dix Resident Evil...

Les fans du jeu (dont je suis) retrouveront, complètement dénaturés, certains personnages clés du bordel, tels Claire Redfield ou Albert Whesker. Les fans de Sébi, dont je suis, lui trouveront un air de ressemblance avec l'un des héros tueurs de monstres (spéciale dédicace). Les fans de rien passeront leur chemin, et si vous êtes un brin indulgent, vous pourrez supporter la vision de ce truc un peu foutraque mais honnête, dont les dernières images, lorgnant du côté de Matrix, nous proposent un univers uniquement peuplé de Milla Jovovich, autrement dit: le CAUCHEMAR !!!

ED

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Ps: le Dvix est d'une qualité médiocre (c'est un screener) qui colle paradoxalement bien à l'ambiance du film. En revanche, être calé sous sa couette devant son iBook 12 pouces et voir un type se lever d'un des premiers rangs pour passer devant l'écran en ombre chinoise, direction les toilettes, c'est un moment de marrade qui vaut son pesant de cervelle !

Posté par Evelyn Dead à 23:01 - Novembre Express - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 nov. 07

THE BEAST

Avant d'envoyer Kevin Costner dans la forêt (Robin Des Bois) puis à la baille (Waterworld), Kevin Reynolds a fait un bon film, La Bête de Guerre. Interprété par les très beaux Jason Patric, Steven Bauer et Kabir Bedi (Sandokaaaan for ever !!!), ce plaidoyer contre la barbarie militaire mérite une place entre le premier Rambo et... un autre film !

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C'est un vrai film de monstres. En pleine guerre d'Afghanistan, une colonne de tanks russes attaque un village et en massacre les habitants, dont le khan. Poursuivant leur route, les chars égarent l'un des leurs, et c'est cette Bête que vont prendre en chasse pour se venger les survivants du village, emmenés par le nouveau khan, un chef de guerre meurtri et traditionaliste.
Sensible et hyper efficace, sinon brillant, le film de Kevin Reynolds n'est sûrement pas l'œuvre de propagande antirouge qu'il menace d'être à sa sortie en 1988. Sans analyser la guerre dans ses causes, il ne s'attache qu'à ses conséquences, prenant sans faiblir le parti de ceux qui ne se battent qu'avec des cailloux, flirtant même avec la métaphore biblique (David contre Goliath) sans se couvrir de ridicule.
Vingt ans plus tard, impossible de ne pas surimpressionner aux déserts afghans les sables irakiens, impossible de ne pas songer aux agissements des troupes impérialistes U.S dans l'ancienne Perse, et impossible de ne pas voir en cette Bête de Guerre un oracle déprimant, énième déclinaison de la même évidence en forme de prophétie terrible: rien ne justifie le massacre d'innocents, ceux qui de leurs bêtes de métal écrasent plus faibles qu'eux seront toujours les monstres, les sauvages, les nazis.

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Posté par Evelyn Dead à 21:21 - Novembre Express - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 nov. 07

1408

Je sais plus, Bob Weinstein contrôle toujours Dimension Films, ou bien ce gros porc a-t-il passé la main ? Quoi qu'il en soit, j'avais le choix hier soir entre poursuivre ma lecture de ce chef d'oeuvre d'Homère, l'Iliade, et me taper un nanar. Je ne suis qu'un homme, je ne fais pas toujours les bons choix.

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Mike Enslin, écrivain vaguement raté, est devenu une espèce de routard qui pond des guides du paranormal, du genre "Les 10 meilleurs maisons hantées". Le hic, c'est que ce sont des foutaises, à chaque fois. Mike, blasé, rêve sans succès d'une vraie rencontre avec le monde des esprits. Jusqu'au jour où on lui intime de ne surtout pas entrer dans la chambre 1408 d'un grand hôtel new-yorkais rien moins que gothique. Piqué au vif par le refus du gérant de l'hôtel de lui louer la chambre pour une nuit, l'écrivain roublard fait des pieds et des mains, jusqu'à tourner enfin la clé dans la serrure de la chambre. Et là, le bordel commence.
L'idée est superbe (de Stephen King), et le début du film assez accrocheur en Shining du pauvre mâtiné de Ghostbusters adulte. John Cusack, empâté, est bon. Le souci, c'est qu'en la matière, on a du mal à faire mieux que Kubrick ou Robert Wise (The Haunting), et ce depuis bientôt trois décennies. Pourquoi vouloir encore se casser la figure ? Une palette irréprochable de SFX ne remplacera jamais un grand sens de la mise en image. Quand au fond du sujet, si une certaine âpreté lui sied à merveille, il plonge en revanche dans le ridicule dès lors qu'on charge sa barque de trop de concepts-casserole (rédemption, rachat, et tout le toutim) qui font comme la chantilly et la crème au beurre, burp !
Et il y a une règle d'or à respecter, quand on raconte une histoire de maison hantée: c'est la maison qui gagne, à la fin. Sinon, on s'est fadé deux heures de film pour rien. C'est mon avis.

ED

Ps: Bobby Weinstein est toujours chez Dimension. Ceci explique cela.

Posté par Evelyn Dead à 10:09 - Novembre Express - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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